Étude Interfimo 2023

Prix de cession des pharmacies 2022

Comme en 2021, l’année 2022 peut être qualifiée d’exceptionnelle avec une progression du chiffre d’affaires et une amélioration de la rentabilité des officines. Mais il faut savoir raison garder, et se rappeler que comme l’année précédente, cette croissance a été portée par l’effet Covid, notamment au cours du premier semestre. Personne ne saurait dire si nous en avons fini avec la pandémie, mais ce qui est quasiment certain, c’est que son impact dans les comptes de l’officine va s’estomper.

L’année 2022 a été marquée par un contexte de fortes incertitudes économiques liées notamment à la guerre en Ukraine et ses répercussions. La situation s’est complexifiée par la généralisation de la crise énergétique, les difficultés d’approvisionnement, puis par une accélération de l’inflation et une remontée des taux. Dans ce climat incertain, le marché de la transaction officinale a perdu de son dynamisme malgré les mesures fiscales avantageuses mises en place.

Malgré ce contexte, les prix de cession ont progressé. Même si la crise sanitaire a creusé plus profondément le fossé entre petites et grosses pharmacies, les prix ont progressé quels que soit la taille ou la typologie d’officines. Les disparités se sont amplifiées, raison pour laquelle nous avons décidé cette année de dédier un chapitre spécifique aux petites officines.

Indéniablement, la nouvelle convention pharmaceutique signée en 2022 va accélérer les mutations de la profession vers le service et le numérique avec pour objectif d’améliorer l’accès aux soins. Il faut se réjouir de la place de ces nouvelles missions servicielles dans le quotidien des pharmaciens, renforçant l’importance de leur rôle auprès de la population. Dans cette période de mutation, le pharmacien va devoir réfléchir au positionnement de son officine pour améliorer son efficacité opérationnelle et maintenir sa rentabilité. Les défis seront nombreux : investir pour développer les nouvelles missions, continuer à maîtriser et améliorer sa structure de coûts, répondre aux difficultés de recrutement sans trop accroître sa masse salariale, adapter ses prix pour maintenir sa marge, répondre aux nouvelles attentes de consommation, etc.

Pour relever ces défis, le pharmacien devra adapter sa stratégie, s’entourer de conseils et investir au juste prix en veillant à la juste utilisation des nouvelles offres de financement. Une tension sur les prix d’acquisition pourrait être un frein à la fluidité du marché.

La période qui s’ouvre sera passionnante pour le pharmacien, chef d’entreprise, qui devra faire des choix stratégiques. INTERFIMO sera à ses côtés durant cette transition !

Bonne lecture

Olivier MERCIER
Président du directoire

Jérôme CAPON
Directeur du réseau

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